L'homme de 29 ans s'est suicidé mardi. Un de ses collègues
évoque un personnel "à bout" depuis le début du mouvement des gilets
jaunes.
À Paris, la 22e compagnie
d'intervention de police est en deuil. Mardi, un de ses policiers, âgé
de 29 ans, s'est suicidé avec son arme de service,
rapporte BFMTV et
Europe1.
Le jeune homme a quitté son service et s'est tué à son domicile. Il
s'agit du 20e suicide d'un membre des forces de l'ordre depuis le début
de l'année 2019.
Selon un de ses collègues, interrogé par la chaîne d'informations,
les membres de la compagnie d'intervention n'ont eu que "deux samedis de
repos" depuis le début des manifestations de gilets jaunes le 17
novembre dernier. Il évoque un personnel "à bout" et dans un "mal-être
total".
Une vague de suicides
Déjà en janvier, le syndicat SGP Police FO
s'alarmait
du nombre de suicides dans les rangs des forces de l'ordre. Sur les
deux premières semaines de l'année, neuf policiers s'étaient en effet
donnés la mort, soit "un copain tous les deux jours", relevait le
syndicat. Depuis, onze autres décès sont à déplorer, dont celui début
mars d'un policier de Limoges de 45 ans, père de famille, qui s'est
suicidé dans les vestiaires de son unité.
Face à cette vague de suicide, plusieurs associations et syndicats avaient organisé
un rassemblement le 12 mars dernier. Parmi eux, le mouvement des policiers en colère (MPC), dont la présidente
Maggy Biskupski,
s'est suicidée en novembre dernier, mais aussi l'Union des policiers
indépendants (Upni), l'association des femmes de forces de l'ordre en
colère (FFOC) ou encore le groupe de soutien aux policiers et gendarmes
Assopo.