Ce mercredi 2 décembre en fin d'après-midi, un jeune de 25 ans a été
abattu à proximité d'une battue de chasse. D'après les premiers
éléments, il s'agirait d'un accident. Le tireur, un jeune homme, a été
placé en garde à vue pour homicide involontaire.
C'est une battue qui aurait viré au drame à Calvignac (Lot),
dans les bois, au lieu-dit La Garrigue. Ce mercredi 2 décembre en fin
d'après-midi, un jeune de 25 ans a été abattu alors que des chasseurs se
trouvaient à proximité des lieux.
D'après les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'un
accident de chasse. La victime ne participait pas à la battue. Il s'agit
d'un habitant de Calvignac.
Le tireur a été placé en garde à vue pour homicide involontaire.
"J'étais sur les lieux, l'enquête ouverte doit déterminer les
circonstances plus précises de cet accident, notamment la distance de
tir, la visibilité et l'angle de tir", explique Frédéric Almendros, le
Procureur de la République dans le Lot. Ce jeudi, des experts en
balistique doivent se rendre sur place pour étudier la configuration et
faire un point précis.
Les pompiers ont été prévenus à 16h50 par une ambulance de Cajarc qui
s'est rendue la première sur les lieux. Un pompier de Limogne est
arrivé en renfort. En vain, la victime était déjà décédée à l'arrivée
des secours.
"C'est terrible, c'est la première fois qu'un tel drame se produit
sur la commune, l'accident a eu lieu à 100 mètres du domicile de la
victime", d'après le maire de Calvignac, Didier Burg. Le jeune de 25 ans
était bien connu et bien intégré dans la commune.
" Je présente toutes mes condoléances à la famille de la
victime, j'ai appris la nouvelle à 19 heures lors d'un conseil
communautaire. Je trouve cet évènement bien triste, surtout qu'on fait
le maximum pour qu'il y ait de plus en plus de sécurité mais
malheureusement, des accidents arrivent quand même", confie pour sa part
André Manié le président de la Fédération de chasse dans le Lot.
À Calvignac, les habitants sont sous le choc. "Vers 17 heures, on a
vu beaucoup de voitures de secours arriver, au moins quatre voitures
d'urgence dont une ambulance, il y avait également des chasseurs autour
des secours", raconte la propriétaire d'une maison d'hôtes située au
lieu-dit La Garrigue, près des lieux du drame. Selon elle, ce mercredi
soir à 21 heures, des gendarmes sont encore présents sur place.
Les chasseurs dans le viseur
Ce drame ne devrait pas manquer de raviver les tensions entre pro-chasse et anti-chasse. Une polémique était déjà née au moment du reconfinement
quand la secrétaire d'État à la Biodiversité, Bérangère Abba, avait
annoncé que des dérogations au niveau local pourraient être accordées
aux chasseurs, notamment pour réguler la prolifération de sangliers,
responsables de dégâts très importants sur les cultures partout dans le
pays.
Dans le Lot ainsi, la préfecture avait autorisé par arrêté portant
jusqu'au 1er décembre la chasse pour prélèvement de sangliers et de
cervidés car "en cette période, ces animaux sont très destructeurs pour
les cultures et les jardins", expliquait alors le préfet Michel Prosic.
Le représentant de l'État avait cependant rappelé que cette
autorisation ne devait pas faire oublier les principes de distanciation
physique et que la chasse de loisirs n'était pas autorisée.